LE FESTIVAL PHOTO

 

LE FESTIVAL FILM


Une découverte des cinématographies "lointaines"
Un fer de lance pour des talents méconnus
L'ouverture à la photographie


Créé en 1979 à Nantes par Alain et Philippe Jalladeau, deux frères passionnés de cinéma et amoureux de leur ville, le Festival des 3 Continents s'est affirmé au fil des années comme le rendez-vous incontournable des cinématographies d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et noire. Depuis sa création, il a présenté plus de mille films et a acquis un prestige tant national qu'international. Oeuvres de fiction en première exclusivité, hommage à un acteur ou à une actrice, présentation historique d'un pays, d'une entité culturelle, d'un studio ou rétrospective de l'oeuvre d'un cinéaste, le festival multiplie les regards sur les cinématographies des pays lointains. Unique en son genre par sa fenêtre ouverte sur le monde, il offre ainsi, chaque année, un large choix de films prêt à combler toutes les aspirations et à satisfaire toutes les curiosités d'un public toujours plus nombreux au fil des ans. Les objectifs initiaux des frères Jalladeau sont restés les mêmes : découvrir, rencontrer, reconnaître.



Une découverte des cinématographies "lointaines"

Chaque année, les frères Jalladeau, infatigables globe-trotters, se partagent la planète pour aller voir sur place des films qui naissent à l'écart des grands circuits internationaux. Philippe parcourt l'Amérique Latine, le monde arabo-musulman et les républiques asiatiques de l'ex-URSS, tandis qu'Alain sillonne l'Asie et l'Afrique noire.
Après avoir visionné plusieurs centaines de films, ils proposent une sélection la plus à même de refléter les réalités sociales, historiques et culturelles des pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et noire. De l'Ouzbékistan à l'Iran, de la Palestine à l'Egypte, du Mali au Niger, de l'Inde à la Chine en passant par la Corée, du Brésil à la Bolivie, le festival ouvre d'autres voies à l'expression cinématographique. Les frères Jalladeau sont donc les courroies de transmission qui opèrent la rencontre entre un cinéma marginalisé et des spectateurs en quête d'un regard différent sur le monde. Le festival laisse place à d'autres modes de narration, d'autres points de vue et propose des images que l'on ne voit nulle part ailleurs.
La richesse et l'originalité de la programmation attirent un public nombreux - 35 000 entrées en 1996 -, et surtout très diversifié. Des personnages de tous les âges, de tous les horizons, se pressent vers les salles obscures pour une plongée dans un cinéma souvent inconnu. Curiosité insatiable, goût du voyage et du dépaysement, envie de surprises apparaissent comme les mots-clé de cet engouement populaire.
Carrefour annuel où artistes et spectateurs se croisent, s'interpellent et s'enrichissent mutuellement, le Festival des 3 Continents acceuille, à chaque session, quelque 300 professionnels venus du monde entier. Auteurs, acteurs, critiques, producteurs, exploitants, programmateurs, directeurs de festival... sont invités à Nantes, occasion pour eux parfois inédite de venir pour la première fois en Occident. Les contacts sont primordiaux : dialogue avec le public à la fin des projections mais aussi échanges multiples entre les professionnels. Ces rencontres interprofessionnels rassemblent les cinéastes des pays des 3 continents et leurs homologues occidentaux. Le festival amorce des débuts de collaboration, favorise la naissance de nombreux projets, suscite l'achat de films.
La Cité des Congrès de Nantes met à la disposition du festival son savoir-faire en matière d'organisation et déploie toute son énergie pour devenir, durant le festival, un point de ralliement essentiel. Elle propose diverses rencontres professionnelles autour de thèmes d'actualité sur le paysage cinématographique : image de synthèse, développement des multiplexes, expérience des professionnels des 3 continents. Parallèlement, un petit salon présente les différentes formations aux métiers du cinéma prêt à informer les jeunes.

Retour vers le haut de la page



Un fer de lance pour des talents méconnus

Le Festival des 3 Continents est devenu une sorte d'avant-poste des révélations cinématographiques internationales. Les réalisateurs Chen Kaige (Chine), Hou Hsiao Hsien (Taïwan), Souleymane Cissé (Mali), Abbas Kiarostami (Iran), entre autres, ont été découverts à Nantes avant d'obtenir des prix à Cannes ou à Venise.
Vitrine d'un renouvellement constant, le festival consacre la grande vitalité créatrice de cinéastes qui réalisent dans des conditions de production souvent très difficiles. L'audience dont ils bénéficient à l'occasion du festival les aide à promouvoir la distribution de leurs films en France ou en Europe, voire à réaliser d'autres films.
Un jury international décerne pour les films en compétition les prix suivants :

Grand prix
La Montgolfière d'or
(hommage discret au nantais Jules Verne et à son Tour du monde en 80 jours)

Deuxième prix
La Montgolfière d'Argent

Deux prix d'interprétation masculine et féminine
Le Prix de la Ville de Nantes, récompensant la meilleure mise en scène
Le prix du public Radio-France Loire Océan
Le prix FIP de la meilleure musique
Le prix jeunes publics du Crédit Agricole de Loire-Atlantique
Le prix Arte



Retour vers le haut de la page



L'ouverture à la photographie

Devant le succès grandissant du Festival des 3 Continents, Alain et Philippe Jalladeau ont souhaité, en 1996, l'ouvrir à la photographie. Ils ont fait appel à Claude Nori, créateur de "Caméra International", puis des éditions Contrejour. Il a su imposer un véritable festival de la photographie avec son identité propre. Il est soutenu par la Ville de Nantes ainsi que l'AFAA, bras culturel du ministère des Affaires Etrangères.
Grande fête du cinéma et de la photographie, le Festival des 3 Continents célèbre donc l'image sous toutes ses formes, dans toute sa diversité, avec un regard empreint de pertinence et d'humanisme. En 1996, l'Afrique était à l'honneur avec 7 expositions à travers Nantes. Celle de la Chapelle de l'Oratoire avait attiré plus de 8 000 personnes. On se souvient du photographe malien, Malick Sidibé, auteur d'un important travail dans les années 60 sur la jeunesse dorée de Bamako. Il avait installé durant trois jours, au coeur du passage Pommeraye, un studio de photo pour croquer le portrait d'une autre jeunesse, celle de Nantes. Moment fort d'échandes et de connivences... Différents prix seront descernés à l'occasion de cette deuxième édition du festival de la photographie :

L'oeil d'or
L'oeil d'argent
Prix spécial Afrique



Retour vers le haut de la page

 

LE FESTIVAL PHOTO

Pour la deuxième année consécutive, la photographie est présente dans plus de quatorze lieux à Nantes, avec des expositions inédites en France, des regards croisés entre continents, des rencontres, des débats, un cycle de conférences, un concours régional, un espace de rencontres et d'escapades sur le web, une compétition officielle, une projection inédite sur Tina Modotti.



Six thèmes autour des "3 Continents" sont présentés :

Mexique, anthologie des fétiches
Asies vécues, Asies rêvée
Afrique nomade
Angelo, l'oeil charmeur du Caire
Les plus hauts sommets du Monde, Joachim Mogarra
Les 3 Continents côté nantais



Des rencontres avec des personnalités de la photographie :

Bernard Plossu (photographe)
Pablo Ortiz Monasterio (photographe)
Bernard Descamps (photographe)
Patricia Mendoza (centre de l'Image de Mexico)
Jean-Claude Thoret (ambassade de France au Mexique)



Mexique, anthologie des fétiches

Le Mexique est à l'honneur avec sa tradition artistique et révolutionnaire toujours vivante, son surréalisme quotidien, ses extrêmes, sa violence et sa douceur. Ce pays détient une énorme richesse photographique depuis Tina Modotti, Alvarez Bravo, Graciela Iturbide et tous ceux qui se précipitèrent vers cette terre imaginaire, Cartier-Bresson, Robert Franck, Bernard Plossu...

4 expositions sont à découvrir : Mexique extrême, Tina Modotti, photographe et révolutionnaire, Mexico Transit, la nouvelle photo mexicaine, Les Pluriels mexicains : Bernard Plossu, le voyage mexicain, 1965-1966 et Antoine d'Agata, Carnets de route, 1991-1996.



Mexique extrême

Chapelle de l'Oratoire : du 25/11 au 31/12/97

Romualdo Garcia, Mariana Yampolski, Nacho Lopez, Pablo Ortiz Monasterio
Présentation en continu du film "Tina Modotti, photographe et révolutionnaire" (coproduction Arte-G.E.I.E./Hessischer Rundfunk-Frankfort-1996)

Il n'y a pas qu'Alvarez Bravo au Mexique ! La preuve avec cette exposition qui réunit pour la première fois en Europe 4 photographes, 4 auteurs couvrant les époques de 1910 à 1997 : portraits sobres et documentaires de Romualdo Garcia ; sensualité classique de Mariana Yampolski, déglingue moderne de Nacho Lopez et fresques/idolatries de Pablo Ortiz Monasterio.

En partenariat avec le Centre de l'Image de Mexico/Conseil National pour la Culture et les Arts, le Secrétariat des Relations Extérieures du Mexique (S.R.E.), l'Institut Français d'Amérique Latine (IFAL) et l'aide d'Alejandro Castellano.




Tina Modotti, photographe et révolutionnaire

FNAC Nantes du 25/11 au 31/12/97

La beauté légendaire, la vie romanesque (elle fut l'amante d'Edward Weston) ne doivent pas faire oublier la maîtrise technique et sensuelle de cette photographe, ainsi que son oeuvre avant-gardiste sur le peuple mexicain à la grande époque révolutionnaire de Diego Rivera et Frida Kahlo.



Mexico Transit, la Nouvelle Photo Mexicaine

Galerie Chez Pichon du 25/11 au 14/12/97

Adriana Calatayud, Pia Elizondo, Marco Antonio Cruz, José Raul Perez, Lourdes Almeida

Une photographie empreinte de la présence morbide et fascinante de la mort, d'une certaine violence et d'un imaginaire fertile où se côtoient les symboles religieux et les grands mythes du surréalisme.

En partenariat avec le Centre de l'Image de Mexico/Conseil National pour la Culture et les Arts, le Secrétariat des Relations Extérieures du Mexique (S.R.E.), l'Institut Français d'Amérique Latine (IFAL) et l'aide d'Alejandro Castellano.




Les Pluriels mexicains :
Bernard Plossu, le voyage mexicain, 1965-1966
Antoine d'Agata, Carnets de route, 1991-1996

DRAC, Pays de la Loire du 25/11 au 31/12/97

Le voyage mexicain 1965-1966 de Bernard Plossu fut à sa sortie en 1979 un livre mythique qui inspira de nombreux jeunes photographes. 30 ans plus tard, Antoine d'Agata se jette au coeur de la vie et de la misère mexicaine à la recherche d'une fiction réaliste.

Conception et réalisation : Marion Scemama, Eric Perrot, en collaboration avec le Centre Régional de la Photographie Nord Pas de Calais, et le soutien de la Fnac Marseille.




Retour en haut de la page

Asies vécues, asies rêvées


Une Asie vécue de l'intérieur dans des pays en proie à de nombreux conflits, en manque de contacts culturels étrangers et fantasmée par la plupart de ses émigrés.



Asiatica, un parcours photographique

Maison du change du 25/11 au 31/12/97

Mak Remissa, Suthas Roongsirisilp, Manit Sriwanichpoom, Roméo Gacad, Rama Surya, Oo Po Cho, Soe Hlaing, Dow Wasiksiri, Rattana Simoukda dit Rasi, Lam Duc Hien

Pour la première fois, une rétrospective des photographes de l'Asie du Sud-Est : Cambodge, Thaïlande, Philippines, Indonésie, Myanmar ex Birmanie, Laos... à l'occasion de la première Biennale des Cinémas et de l'Image d'Asie du Sud-Est qui s'est tenue en mars-avril 1997, à Phnom Penh.
Commissariat : Djan Seylan avec l'aide de Joêl Dechezleprêtre et Francine Méoule.

En coproduction avec la Biennale des Cinémas et de l'Image d'Asie du Sud-Est, avec la collaboration du Centre Culturel Français de Phnom Penh et les services culturels de l'Ambassade de France au Cambodge.



L'oeil Bengali

Galerie Nuances du 25/11 au 31/12/97

Schehzad Noorani, Mohammadur Rahman dit Mahmud, Hasan Saifuddin Chandan de l'agence MAP (représentée en France par l'agence Editing)

Trois auteurs se consacrent à des projets documentaires pour des campagnes humanitaires faisant preuve d'une recherche à la fois graphique, lyrique et harmonieuse.

En collaboration avec le laboratoire photo Nuances, l'iade de l'agence Editing et l'association Friandise Cannibale.



Kishin Shinoyama

Maison de l'Erdre du 25/11 au 05/01/98

Une exposition du maître japonais qui sait si bien mélanger dans des noirs et blancs contrastés à la limite du graphisme, les influences occidentales (Penn, Avedon) avec la culture asiatique.
Shinoyama nous oblige aujourd'hui à une relecture de son oeuvre un peu trop vite oubliée par la vague de la photographie créative. Son look "années 70" resurgit avec ses corps extrêmes, réduits à des formes fantastiques dans des décors que les Floyds ne renieraient pas.

En collaboration avec la Galerie du Château d'eau de Toulouse, avec le partenariat de l'Ambassade du Japon en France et la Fondation du Japon.




Daniel Anizon, Vietnam, Aide-Mémoire 1995-1997

Artothèque-Galerie du Prêt, Passage de la Médiathèque du 25/11 au 31/12/97

En 1995, l'auteur entreprend une série de voyages au Vietnam sans doute inconsciemment, pour faire resurgir des images que son imagination s'était forgée 40 ans auparavant. Il a choisi les "lieux fondateurs" de la nation vietnamienne. Ses images sont des photos de souvenirs et non pas des photos-souvenirs.




Retour en haut de la page

Afrique nomade


Une Afrique qui s'expose sur les bus du réseau de transports publics, se baladant à travers Nantes et sa banlieue... Une Afrique qui tisse des liens d'amitié dans un appartement sur les collines de la ville... Une Afrique qui invente un art de l'éphémère et de la débrouille dans un atelier d'artiste.

Les jeunes photographies africaines

Lignes de bus 23, 24, 32 de la Semitan du 25/11 au 31/12/97

Alioune Bâ, Pierrot Men, Boubakar Touré Mandemory

Trois photographes malien, malgache et sénégalais (révélés lors des premières Rencontres de la photographie africaine à Bamako) prouvent qu'une génération d'auteurs prend tout naturellement sa place dans l'histoire de la photographie contemporaine et ce, malgré de réelles difficultés matérielles.

Commissaire : Bernard Descamps, en collaboration avec la Sémitan et la Galerie du Théâtre (la passerelle à Gap), avec la participation d'Agfa.




Photorécupération

Nautilus Galerie du 27/11 au 05/01/98

Moussa Sakho

Artiste sénégalais, présenté par la CSAO, Moussa Sakho réalise des portraits à partir de polaroids. Puis il les interprète avec des récupérations d'objets et de matériaux divers pour en faire des oeuvres vivantes, bien dans la tradition de la culture africaine. Il nous propose ses dernières compositions.




Retour en haut de la page

Angelo, l'oeil charmeur du Caire


Exposition à la Maison de la Culture de Loire-Atlantique du 25/11 au 31/12/97

Angelo Boyadjan, personnage haut en couleurs, portraitiste de renom dans toute l'Egypte, fut à la fois coureur cycliste, danseur et patineur professionnels.
Dans son studio du Caire de 1940 à 1960 en compagnie de son frère, il rendit éternelles les personnalités du spectacle, les vedettes de cinéma, les petites troupes de music-hall venant d'Europe, les miss et les inconnues dont il photographia les plus belles jambes.
Tirages d'époque coloriés à la main par l'auteur et tirages modernes sont présentés.

En collaboration avec le Festival Mystfest de Cattolica.




Retour en haut de la page

Les plus hauts sommets du monde, Joachim Mogara


Galerie de l'Ecole des Beaux-Arts du 25/11 au 31/12/97

En utilisant les techniques les plus élémentaires (photo noir et blanc au flash) et les objets au quotidien, Joachim Mogarra, photographe français nous donne des images des 3 continents prises sur le sol de sa cuisine ou de sa salle de bain : voyage immobile à travers le temps et l'espace.

Avec l'aide de la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.




Retour en haut de la page

Les 3 Continents côté nantais


Vu d'ici, vues d'ailleurs

Temple du goût du 25/11 au 31/12/97

Victor Bir, Fabrice Douaud, Yves de Kermel, Hervé Hubert, Olivier Thébaud, Valérie Pinard...

Un espace ouvert à la création photographique nantaise.



App'Art : Chambre noire

App'Art du 28/11 au 29/11/97

Gérard Moquin, Christine Mondji, Nadia Gotto et Vincent Jacques

Regards croisés en appartement, pour s'interroger sur l'Afrique contemporaine et le rapport entre contenu et plastique des démarches photographiques.

Retour en haut de la page