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Murmure de la jeunesse (Meili zai chang ge) de Lin Cheng-Sheng
Piravi de Shaji
La noche avaza de Roberto Gavaldon
Zeinab et le fleuve de Christine Dabague
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Ayant abandonné ses études, Mi-Août travaille pour
Mr Ming, lequel l'a engagé pour recouvrer les dettes de ses clients. Il protège, aussi, un attardé mental, Jackie. Leur quotidien va être ébranlé par la découverte du corps d'une lycéenne suicidée -une Lolita aux allures de Madonne nimbée d'une lumière bleutée- et la rencontre de Mi-Août avec une jeune fille atteinte d'une maladie incurable, Ah-Ping. Ces deux figures féminines vont désormais hanter alternativement les pensées
de Mi-Août, l'une le jour, l'autre la nuit. Ségolène d'Herbécourt |
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Présenté hors compétition, Murmure de la jeunesse (Meili zai chang ge), deuxième long métrage du taïwanais Lin Cheng-Sheng, a pour sujet la rencontre de deux adolescentes qui portent le même prénom : Mei-li. Une belle histoire d'amitié, une bien triste histoire d'amour. |
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Mei-li est une adolescente qui vit avec ses parents dans une vieille
maison de la périphérie de Taïpei. Son père, un
ouvrier, travaille énormément afin de payer les études
de sa fille. Malgré cela, elle abandonne ses cours à la faculté.
De son côté, une autre jeune fille, elle aussi prénommée
Mei-li, vit de petits boulots. Elle vient d'une famille bourgeoise qui habite
au sommet d'un gratte-ciel. Les deux jeunes filles vont se retrouver à
travailler ensemble derrière la caisse d'un cinéma. Une histoire
d'amitié, puis d'amour va naître de cette rencontre. Seulement,
cet amour sera vécu dans la douleur. Grégory Seyer |
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| Dans le cadre de la carte blanche donnée à Gaston Kaboré voici Piravi, un film indien primé, entre autres, au festival de Locarno. Une copie un peu fatiguée, mais un beau film quand même. | ||
L'un des bonheurs du Festival des 3 continents, c'est d'avoir accès
à des films rares car indistribuables (financièrement parlant)
dans un circuit "normal". Ici, pendant une semaine on peut s'enfermer
dans les salles obscures et prendre le temps de regarder. Il faut prendre
le temps de regarder Piravi car c'est un film qui sait prendre son temps.
Ce n'est pas un film trop long, ni un film où il ne se passe rien,
l'histoire est belle et bien là, dramatique, le jeu des acteurs est
juste et fort. Shaji, le réalisateur, développe tranquillement
et simplement le drame au rythme d'une rivière, d'un orage. Le drame
est en fait double, d'une part un étudiant qui se fait incarcérer
et sans doute torturer pour irrévérence envers un ministre,
d'autre part un père que l'attente vaine du fils mène vers
la folie sinon la mort. De ces deux drames, un seul intéresse vraiment
le réalisateur, l'emprisonnement et la torture sont vécus
comme un drame mais avec une résignation terrible par les acteurs
comme si cela faisait partie du quotidien (ce qui est peut-être le
cas) ; c'est en fait l'attente de toute la famille, du père en particulier,
qui constitue le corps de ce film. Tous les jours, le père de l'étudiant
emprisonné effectue le même rituel, véritable procession,
vers l'arrêt de l'unique ligne d'autobus. De son village isolé
il doit descendre jusqu'au fleuve où l'attend le passeur, puis il
guette jusqu'à la nuit l'arrivée du car et des quelques passagers
qui en descendent, en vain. Ce qui frappe le spectateur, c'est la résignation
dont font preuve la famille du disparu et la population en général.
Lorsque le père se décide à aller voir le ministre
pour tenter d'intercéder en faveur de son fils, la confrontation
du vieillard avec la ville, qui fonctionne à un autre rythme, est
frappante. Lui marche, les autres courent, ne prêtant guère
d'attention à ses griefs. Mais un ministre ne pouvant mentir, le
père repart, nourri des seules assurances des autorités, résigné
à attendre encore. Sa fille, institutrice, se déplacera également
pour aller demander des éclaircissements aux camarades de son frère,
elle en reviendra résignée, elle aussi, à attendre
un retour improbable. Il ne restera donc à la famille, en dernier
recours, qu'à prier Shiva et Piravi. Julien |
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La noche avanza de Roberto Gavaldon est un hommage rendu aux talents d'acteur de Pedro Armendáriz. Mais que cela n'empêche pas les francophones de féliciter aussi Loïk Alain. Le traducteur (version simultanée) a ses charmes que le réalisateur ignore : prêter sa voix à une dizaine de personnages est déja, en soi, une performance. |
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Il était une fois un pelotari (joueur de pelote : ancêtre
du squash), riche, grand, beau et fort : véritable poulet de grain élevé dans un univers de lutte et de sueur. C'est Marcos, dit "le maître". Son ennemi juré : Martial. Marcos le sportif, Martial l'intellectuel ; la réputation des deux hommes n'est plus à faire. Gwenaëlle Jourdain |
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Christine Dabague nous offre Zeinab et le fleuve, l'un des trop rares longs métrages libanais à être présenté aux spectateurs français. |
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Le public s'attendait à un documentaire peut-être, des images d'un Beyrouth à reconstruire, une vision de l'avenir libanais, sa vision du Liban sans doute.
Zeinab n'est pas différente des autres mères. Elle est l'âme des peuples qui s'entre-déchirent pour le pouvoir et pour l'argent. Elle est profondément humaine. En fait, elle ne marche pas au milieu des éléments, elle danse, et sous ses pieds la terre est chaude. La réalisatrice ne nous dit pas les choses, elle nous les fait sentir, elle nous les fait toucher. C'est un film intime, charnel, tactile, presque sensuel. On ne peut pas accuser Christine Dabague d'avoir réalisé une oeuvre hermétique ou trop théâtrale. Le crime est théâtral et la souffrance humaine. On peut simplement reprocher à beaucoup d'entre nous de s'être satisfaits de quinze années d'images d'un Liban balafré. Beaucoup n'ont pas cherché à comprendre, beaucoup n'ont pas voulu comprendre. Pourtant la douleur des Libanais n'est pas différente de la nôtre. Texte et photos : Patrick Chesneau |
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SOMMAIRE DU JOURNAL